• Perséphone reine des Enfers

     

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    Après l’accord de Zeus et d'Hadès, Perséphone devient la reine des Enfers, même si elle n'est pas réellement consentante. Mais c'est une reine qui partage le pouvoir considérable et terrifiant de son mari, gardée par le chien Cerbère.

     

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    Kylix de Perséphone

     
    Perséphone et Hadès/Pluton
    Kylix attique à figures rouges
    Attribuée au peintre de Codros
    Vers 430 av.JC
    British Museum, Londres
     

     

    Une kylix est un vase peu profond et évasé utilisé pour déguster du vin. Au centre de celle-ci, noire partout ailleurs, est représentée une scène entre Perséphone et son mari, au royaume des Enfers. Ces deux personnages se trouvent dans une situation de banquet.

     

     

    Kylix de Perséphone aux Enfers

     

    Hadès tient dans sa main gauche une corne d’abondance (qui symbolise la richesse et l’abondance). Il est bon de préciser qu'Hadès est également surnommé Ploutos, ce qui signifie « le riche » en grec (à cause des millions d'âmes dont il est riche) et qui justifie la représentation de cette corne d’abondance.

    Dans sa main droite, on remarque ce qui est probablement une coupe à boire du vin : il s'agit donc d'une sorte de mise en abyme (une kylix dans une kylix). Ce choix de représenter le couple des Enfers au fond d'une coupe à boire du vin rappelle à la personne qui s’en sert ce qui l’attend lorsqu’elle mourra.

    Perséphone, elle, semble tenir un petit objet que certains interpréteront comme un grain de grenade, en référence aux six grains qu'elle a eu la faiblesse de déguster pendant son séjour aux Enfers après son enlèvement, et qui lui ont valu de devoir y séjourner pendant six mois de l'année. Peut-être cette scène représente-t-elle ce moment où se joue son destin.

    Ce vase de style classique a été exécuté grâce à la technique de la céramique à figures rouges : il est très précis, on remarque les détails sur le mobilier ainsi que sur les plis de la robe de Perséphone et sur la coupelle tenue dans la main d’Hadès. La frise autour de la scène est très travaillée. Le travail de la technique à figures rouges permet un dessin d’une finesse incomparable.

     

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    Le voyage d'Orphée aux Enfers
    Cratère à volutes apulien à figures rouges
    Trouvé dans une tombe de Canosa di Puglia en 1813
    Peintre des Enfers
    H: 1,20 m
     Vers 330-310 av.JC
    Staatliche Antikensammlung, Munich
     
     

    Cratère de Munich

     

     

     

    Perséphone reine des Enfers

     

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    Perséphone reine des Enfers

     
    Perséphone voilée
     
    Buste funéraire  
    Règne de Vespasien
    (69-79 apr.JC)
     
    Musée de Cyrène (Libye)  
       
    Dans l’antiquité, Cyrène était une ville grecque à l’extérieur de laquelle était située la plus grande nécropole du monde. Des milliers de tombes s'y trouvaient, contenant pour la plupart des sculptures funéraires de bustes féminins, appelés Cyrènes en référence à la ville.  
       

     

    Ce buste sculpté dans le marbre représente Perséphone qui, après son mariage avec les Enfers, est devenue la Déesse sans attributs et même sans visage, ce qui explique ce voile qui lui recouvre en grande partie le visage et laisse seulement apparaître ses yeux. Le travail de sculpture est très minutieux : la finition au niveau du voile qui recouvre Perséphone donne l’impression d’un vrai tissu sur lequel il y aurait des plis.

    Plusieurs mythes font référence à ce voile que porte la déesse des Enfers. Le premier dit que Perséphone cacherait son visage selon son lieu de vie (Enfers ou surface de la terre) ; un autre dit que déesse des ombres, elle ne montrerait son visage qu'à ceux qui la rejoignent. En tout cas, le fait de ne pas voir le visage de la déesse peut effrayer.

     

     

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    Perséphone et Hadès aux Enfers

     

    Gortyne était une cité du sud de la Crète, dans laquelle a été édifié au Ier s. apr.JC le seul temple égyptien de l'île, dédié à Isis et Sérapis, dont les statues sont actuellement conservées au musée d'Heraklion. Il s'agit d'un curieux exemple de syncrétisme, puisque ces deux divinités sont à l'évidence le couple infernal, Hadès et Perséphone.  
    Hadès, Perséphone et Cerbère
    Groupe de marbre égyptianisant
    Trouvé dans le sanctuaire d'Isis de Gortyne (Crète)
    Ier s. apr.JC
    Musée archéologique d'Heraklion, Crète

     

    Ce groupe de marbre d'époque romaine représente Perséphone et Hadès. C'est la présence entre les deux personnages de Cerbère, le chien aux trois têtes gardien des Enfers, qui les identifie sans doute possible.

     

    Perséphone reine des Enfers

     

    Mais ces deux statues présentent des caractéristiques culturelles non seulement gréco-romaines, par leur coiffure et leurs vêtements, mais aussi égyptiennes : ainsi dans sa main droite, Perséphone tient un instrument de musique égyptien, le sistre, qui l'identifie à Isis, la déesse sœur et épouse d'Osiris, le dieu des morts. Dans le monde gréco-romain, Isis est souvent assimilée à Déméter ou Perséphone.

    De son côté, Hadès tient dans la main gauche un grand sceptre. Il présente les mêmes traits que le dieu hellénistique Sérapis, une figure amalgamant les traits d'Hadès, Apis et Osiris et vénérée d'abord à Alexandrie, puis dans tout le bassin méditerranéen. Il est barbu, et porte sur la tête un kalathos, une sorte de corbeille évasée. On a l’impression que ce roi des Enfers regarde vers le sol, comme pour surveiller son royaume.

     


    Victoire L., 211


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