• Persée et Andromède

       

     

    Amdromède, Ἀνδρομέδα en grec ancien signifiant la « souveraine des hommes » ou « celle qui médite son miel avec les hommes » , est la fille du roi Céphée et de Cassiopée. Le monstre marin d’Andromède est un monstre ravageant hommes et bétail, envoyé par Poséidon en même temps qu’une inondation pour se venger de l’offense faite par Cassiopée aux Néréides, nymphes marines qui lui servent d’escorte. Elle n’aurait peut-être pas dû, en effet, prétendre que sa fille était de beauté égale à elles. Le roi Céphée voulant arrêter les massacres du monstre, consulta l’oracle d’Amon, et fut forcé d’enchaîner sa fille à un rocher. Persée, ayant récemment tué la Gorgone Méduse, aperçoit Andromède et tombe éperdument amoureux d’elle. Il promet donc à Céphée de tuer le monstre en échange de sa main.

    Comme notre projet concerne les héros et les monstres, nous allons nous intéresser uniquement au moment où Persée tue le monstre, sans parler de la suite de l’histoire et du mariage d’Andromède et Persée.

     

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    Ovide – Métamorphoses, IV, 668-752 - Ier s. apr. JC

    Dans ce poème mythologique d'une longueur considérable, Ovide enchaîne les récits de métamorphoses, et parvent à y intégrer l'épisode de Persée et Andromède par un mythe étiologique inattendu : celui de l'origine du corail.

     

     

    Persée reprend ses ailes, les attache à ses pieds, s'arme d'un fer recourbé, et, d'un vol rapide, sillonne les plaines de l'air. Il a déjà laissé, à gauche et à droite, d'innombrables contrées, lorsqu'il abaisse ses regards sur les peuples d'Ethiopie et sur les champs où règne Céphée. Là, condamnée par l'injuste arrêt de l'implacable Amon, Andromède expiait le superbe langage de sa mère. Persée voit ses bras enchaînés à un rocher sauvage, et, si le souffle léger des Zéphyrs n'eût pas agité ses cheveux, si des pleurs n'avaient pas coulé de sa paupière tremblante, il l'aurait prise pour un marbre, ouvrage du ciseau.

    Atteint à son insu d'une flamme nouvelle, il demeure immobile et ravi par les charmes qui frappent ses regards, il oublie presque de frapper l'air de ses ailes. Il s'arrête et s'écrie : « Non tu n'es pas faite pour de pareilles chaînes, mais pour celles qui unissent des amants passionnés. Apprends-moi, de grâce, ton nom, celui de ces contrées, et pourquoi tu portes ces fers ». D'abord elle garde le silence : vierge, elle n'ose parler à un homme ; elle eût même caché de ses mains son visage pudique, si elles n'avaient pas été enchaînées ; du moins elle pouvait pleurer : ses yeux se remplirent de larmes ; enfin, de nouveau pressée de parler, et craignant qu'il n'imputât son silence à la honte de quelque crime, elle lui apprit son nom, celui de son pays et le fol orgueil que la beauté avait inspiré à sa mère.

    Elle n'avait pas tout dit encore ; soudain l'onde retentit, un monstre apparaît sur la vaste surface des eaux ; il s'avance et presse sous ses vastes flancs une mer immense. La jeune fille pousse un cri : son père affligé, sa mère éperdue étaient présents ; malheureux tous les deux, sa mère était la plus coupable ; ils ne lui donnent pour tout secours qu'un juste tribut de larmes et les cris du désespoir ; ils serrent dans leurs bras Andromède attachée au rocher. « Vos pleurs pourront couler à loisir, dit l'étranger ; mais nous n'avons qu'un instant pour la sauver. Si je briguais sa main, moi, Persée, fils de Jupiter et de celle qu'une pluie d'or rendit féconde dans sa prison, moi, Persée, vainqueur de la Gorgone à ta tête hérissée de serpents, moi qui, porté sur des ailes, osai voyager dans les plaines de l'air ; sans doute je serais choisi pour gendre parmi tous mes rivaux. A tant de titres je veux, si les dieux me secondent, ajouter un bienfait : pour qu'elle m'appartienne, je m'engage à la sauver par mon intrépidité ». On accepte cette condition ! Qui aurait pu balancer ? On le presse, on lui promet Andromède, pour épouse, et pour dot un royaume.

    Semblable au navire dont la proue sillonne les ondes quand il cède à l'effort de jeunes matelots dont les bras sont baignés de sueur, le monstre s'avance, repoussant et divisant les flots avec sa poitrine ; la distance qui le sépare du rocher pourrait être franchie par le plomb que lance dans les airs la fronde baléare ; soudain, le héros, frappant la terre de ses pieds, élève son vol jusqu'aux nues ; son ombre se réfléchissait à la surface des eaux ; le monstre voit cette ombre et l'attaque avec fureur. Quand l'oiseau de Jupiter aperçoit dans la plaine un serpent qui présente son dos livide aux rayons du soleil, il l'attaque par derrière, et, pour l'empêcher de retourner contre lui sa gueule cruelle, il enfonce dans les écailles de son cou ses implacables serres : ainsi Persée, traversant l'espace d'une aile rapide, fond sur le dos du monstre frémissant, et lui plonge dans le flanc droit son glaive recourbé, qui pénètre jusqu'à la garde. Le dragon, qu'irrite une large blessure, tantôt s'élève en bondissant dans les airs, tantôt se cache au sein des flots, ou se roule comme le sanglier furieux qui s'agite effraté au milieu d'une meute aboyante. Le héros se dérobe d'une aile agile à ses avides morsures, et partout où elle peut trouver passage, sur son dos hérissé d'écailles arrondies, sur ses flancs ou sur sa queue, qui se termine en dard comme celle d'un poisson, son épée, semblable à une faux, le perce de mille coups. Le monstre vomit de sa gueule les flots de la mer mêlés avec son sang, rouge comme la pourpre, et les fait rejaillir sur les ailes appesanties de Persée ; ses talonnières en sont trempées, et le héros n'osait plus s'y confier, lorsqu'il découvre un rocher dont la cime s'élève au-dessus de la mer tranquille, et disparaît sous les ondes en courroux. Il s'y soutient avec effort, et, saisissant de sa main gauche la pointe du roc qui s'avance, de l'autre il plonge et replonge le fer dans les entrailles du monstre.

    Le rivage retentit de cris et d'applaudissements qui montent jusqu'aux célestes demeures ; transportés de joie, Cassiope et Céphée, père d'Andromède, saluent Persée du nom de gendre, et le proclament l'appui et le sauveur de leur maison. Délivrée de ses chaînes, Andromède s'avance, Andromède, l'objet et la récompense de cette périlleuse entreprise. Persée lave dans l'onde ses mains victorieuses, et de peur que les cailloux ne blessent la tête aux cheveux de serpents, il couvre la terre d'un lit de feuilles tendres, sur lesquelles il étend des arbustes venus au fond de la mer ; c'est là qu'il dépose la tête de la fille de Phorcus. Ces tiges nouvellement coupées, et dont la sève spongieuse est encore pleine de vie, attirent le venin de la Gorgone, et se durcissent en la touchant ; les rameaux, le feuillage contractent une rouleur qu'ils n'avaient point encore. Les nymphes de la mer essaient de renouveler ce prodige sur d'autres rameaux, et à chaque fois se réjouissent d'y avoir réussi. A diverses reprises, elles en jettent les débris dans les eaux, comme autant de semences. Jusqu'à ce jour, le corail a conservé la même propriété : il se durcit au contact de l'air ; osier flexible sous les ondes, il devient une pierre hors de la mer.

     

     

    Pseudo-Apollodore, Bibliothèque, II, 2, 4, 3  (IIe s. apr. JC)

    Ce deuxième texte est extrait de la Bibliothèque (Βιβλιοθήκη) d’un auteur inconnu mais usuellement appelé Apollodore ou Pseudo-Apollodore. Les trois livres d’Apollodore sont un recueil de mythes gréco-romains.

     

     

    παραγενόμενος δὲ εἰς Αἰθιοπίαν, ἧς ἐβασίλευε Κηφεύς, εὗρε τὴν τούτου θυγατέρα Ἀνδρομέδαν παρακειμένην βορὰν θαλασσίῳ κήτει. Κασσιέπεια γὰρ ἡ Κηφέως γυνὴ Νηρηίσιν ἤρισε περὶ κάλλους, καὶ πασῶν εἶναι κρείσσων ηὔχησεν· ὅθεν αἱ Νηρηίδες ἐμήνισαν, καὶ Ποσειδῶν αὐταῖς συνοργισθεὶς πλήμμυράν τε ἐπὶ τὴν χώραν ἔπεμψε καὶ κῆτος. Ἄμμωνος δὲ χρήσαντος τὴν ἀπαλλαγὴν τῆς συμφορᾶς, ἐὰν ἡ Κασσιεπείας θυγάτηρ Ἀνδρομέδα προτεθῇ τῷ κήτει βορά, τοῦτο ἀναγκασθεὶς ὁ Κηφεὺς ὑπὸ τῶν Αἰθιόπων ἔπραξε, καὶ προσέδησε τὴν θυγατέρα πέτρα. ταύτην θεασάμενος ὁ Περσεὺς καὶ ἐρασθεὶς ἀναιρήσειν ὑπέσχετο Κηφεῖ τὸ κῆτος, εἰ μέλλει σωθεῖσαν αὐτὴν αὐτῷ δώσειν γυναῖκα. ἐπὶ τούτοις γενομένων ὅρκων, ὑποστὰς τὸ κῆτος ἔκτεινε καὶ τὴν Ἀνδρομέδαν ἔλυσεν.

    Persée arriva en Éthiopie, où régnait Céphée, et il découvrit qu’Andromède, la fille du roi, avait été exposée pour devenir la proie d’un monstre marin. Car Cassiopée, l’épouse de Céphée, avait osé défier les Néréides dans un concours de beauté, en se vantant d’être plus belle qu’elles toutes. Les Néréides s’étaient offensées, et Poséidon se mit en colère : il envoya une inondation pour dévaster tout le territoire, et aussi un monstre marin. Amon avait alors donné sa réponse : la seule façon de faire cesser ce fléau était de livrer Andromède, la fille de Cassiopée, en pâture au monstre. Céphée, sous la pression de ses sujets Éthiopiens, obéit : il enchaîna la jeune fille à un rocher. Quand Persée l’aperçut, il tomba immédiatement amoureux d’elle, et il promit à Céphée de tuer le monstre et de sauver Andromède, à condition de l’avoir pour épouse. L’accord fut scellé par un serment. Persée attaqua le monstre marin d’en haut, le tua et libéra la jeune fille.

     

     

     

    Harry Turtledove – Miss Manners' Guide to Greek Missology, Andromeda and Perseus, 1999

    Ce troisième texte est extrait d’une nouvelle de Harry Turtledove. Ce texte fantastique mais surtout comique est une réécriture du mythe d’Andromède et Persée un peu particulière…

     

     

    « Quand elle est arrivée sur la côte près d'Argos, elle a vu un homme nu enchaîné aux rochers juste au-dessus des vagues. Il était beaucoup plus intéressant que tout ce qu'elle avait vu depuis un moment et plus elle s'approchait, plus il avait l'air intéressant. Au moment où elle se trouvait à quelques mètres devant lui, il avait l'air sacrément bien, vous pouvez en être sûr.

    « Je sais que c'est la question évidente, dit-elle, mais que faites-vous ici ?

    - J'attends d'être mangé, répondit-il.

    - Ecoute, bouche d'ordure, tu n'as pas pensé que si je te gifle, tu ne peux rien y faire ? dit Andromède avec indignation. C'est vrai ?

    - Non, par un serpent de mer, expliqua-t-il.

    - Oh. Eh bien, je suppose qu'on ne peut pas tenir compte du goût, dit-elle, en pensant à Pasiphaé et au taureau ». Puis elle a réalisé qu'il le pensait littéralement.

    « Comment est-ce arrivé ?» Une autre question évidente. « Et qui êtes-vous, d'ailleurs ?

    - Je suis Persée, a-t-il dit. Mon grand-père, Acrisius, est le roi d'Argos. Il y a une prophétie qui dit que si ma mère avait un fils, il finirait par tuer grand-père. Maman était donc punie à vie, mais Zeus lui a rendu visite sous une pluie d'or, et me voilà.

    - Et en exposition, aussi », remarqua Andromède. Zeus avait attrapé Hadès à Héra depuis, aussi - Andromède se souvint du sarcasme de M. Douche d'Or. Mais ce n'était ni ici ni là, et Persée était bien là.

    « Le serpent de mer tirera ton grand-père d'affaire pour t'avoir fait entrer ?

    - Tu as compris », Persée était d'accord.

    « Ah... et les chaînes ? Ne pense-t-il pas qu'elles pourraient avoir un rapport avec lui ?»

    Persée haussa les épaules. Andromède admirait les pectoraux et les abdominaux. Les chaînes s'entrechoquèrent. « Il n'est pas très fort en éthique, Acrisius ne l'est pas.

    - Si tu te libères, tu feras de ton mieux pour que la prophétie se réalise ?» demanda Andromède.

    Un autre haussement d'épaules. Encore des clans. Plus d'admiration de la part d'Andromède. Persée a dit : « J'ai un motif maintenant, et pas avant. Mais je ne suis pas pressé. Les présages ont une façon de fonctionner, vous savez ? Je veux dire, seriez-vous ici pour me libérer si je n'étais pas condamné à faire le grand-père dans une de ces années ?

    - Je ne suis pas ici pour te libérer, a dit Andromède. Je suis juste passée une minute pour apprécier le paysage, et...»

    Persée a pointé du doigt. Il ne l'a pas très bien fait - il était enchaîné, après tout - mais il a réussi. « Excusez-moi de vous interrompre, dit-il, mais le serpent de mer arrive. »

    L'Andromède tourbillonnait dans l'air. « Eep ! » dit-elle. Persée n'avait pas eu tort. Le monstre était énorme. Il était rapide. Il était hideux. Il était mouillé (ce qui était logique, étant donné que c'était un serpent de mer). Il avait une bouche d'une taille alarmante, remplie d'un nombre effroyablement élevé de dents terriblement acérées. Andromède aurait pu réarranger ces adverbes dans n'importe quel sens et ils auraient quand même abouti au même résultat. Problème. De gros problèmes. »

     

     

    Dans l’analyse qui va suivre nous allons nous demander en quoi cette réécriture par Harry Turtledove du mythe du monstre marin d’Andromède peut être qualifiée de parodie du texte d'Apollodore.

     

    Nous allons commencer par relever les correspondances entre les deux textes.

    Premièrement, le cadre spatial est conservé : « Persée arriva en Éthiopie, où régnait Céphée » « Quand elle est arrivée sur la côte près d'Argos ». Les deux auteurs ne l’expriment peut-être pas de la même façon mais il s’agit en réalité du même lieu.

    De plus, les personnages et les situations sont identiques, Andromède, Persée, et les ancêtres du personnage accroché sur le rocher. Ils ont aussi recours à une prophétie pour justifer le sacrifie humain : « Il y a une prophétie qui dit » puis « Amon avait alors donné sa réponse » faisant référence à l’oracle d’Amon. Tout deux font intervenir un dieu grec : « Poséidon », « Zeus ».

    De surcroit, Harry Turtledove reprend le procédé d’Apollodore en montrant l’attirance d’Andromède pour Persée : «  Il était beaucoup plus intéressant que tout ce qu'elle avait vu depuis un moment et plus elle s'approchait, plus il avait l'air intéressant. ». Voici ce qui les motivent à tuer le monstre, «  Quand Persée l’aperçut, il tomba immédiatement amoureux d’elle ».

    Malgré la divergence de certains points, par exemple l’explication de la présence du monstre, qui est absente dans la nouvelle de Harry Turtledove, il s'agit bien d'une réécriture, parce que Harry Turtledove conserve la dimension mythologique en faisant intervenir des divinités, et encore plus en rattachant ce récit à une autre légende, celle de Zeus et Danaé, « Maman était donc punie à vie, mais Zeus lui a rendu visite sous une pluie d'or, et me voilà. » ; ou encore en faisant réference à un autre épisode myhtologique mais cette fois-ci rien qu’en les citant : « en pensant à Pasiphaé et au taureau ».

     

    Pourtant, comme vous l'avez certainement remarqué, dans cette réécriture l’auteur a inversé les personnages. En effet, dans la version d’Apollodore, c’est le héros Persée qui sauve Andromède du monstre marin : « Persée attaqua le monstre marin d’en haut, le tua et libéra la jeune fille. ». Tandis que dans celle de Harry Turtledove, c’est la jeune Andromède qui pourrait sauver Persée du monstre marin. L’auteur, ayant inversé les personnages, a dû réadapter l’histoire au personnage de Persée.

    La première explication de l’enchaînement d’Andromède par ses ascendants : « Car Cassiopée, l’épouse de Céphée, avait osé défier les Néréides dans un concours de beauté », devient une nouvelle explication de l’enchaînement de Persée par ses ascendants : «  Il y a une prophétie qui dit que si ma mère avait un fils, il finirait par tuer grand-père ». Du fait de ce changement, les ascendants ne sont pas les mêmes, car l’auteur contemporain respecte la filiation antique de Persée. Le récit ne voit donc pas seulement les actions échangées entre les deux personnages. La nouvelle ne peut donc pas interpréter la présence du monstre par la colère de Poséidon, « Poséidon se mit en colère », comme dans La Bibliothèque.

     

    La nouvelle de Harry Turtledove est donc une parodie d’un épisode de la Bibliothèque d’Apollodore, car c’est une réécriture du mythe du monstre marin d’Andromède, mais en ajoutant des éléments comiques comme par exemple en ajoutant un brin de dérision : «  Il ne l'a pas très bien fait - il était enchaîné, après tout », mais surtout en inversant les rôles d’Andromède et de Persée.

    Adorant la dérision qu’apporte Harry Turtledove au myhte d’Andromède et Persée, j’ai préféré sa nouvelle apportant une touche de modernité et remettant au goût du jour le mythe d’Apollodore vieux de dix-huit siècles. J’aime aussi beaucoup le fait que ce soit Andromède, une femme, qui tue le monstre et sauve Persée.

     

     

     

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    Iconographie

     

     

     
    Persée et Andromède
    Fresque de Pompéi
    Maison de Castor et Pollux
    Ier s. apr. JC
    Musée archéologique de Naples

     

     

    Cette peinture du mythe d’Andromède et Persée à été retrouvée dans la maison de Castor et Pollux dans la ville de Pompéi. La représentation du mythe prend cette fois la forme d’une fable galante dans le style néo-hellénique. On voit distinctement, à droite, Persée tenant le bras d’Andromède qui se tient à sa gauche. Persée, de sa gauche, tient la tête de Méduse, dessinée dans un format très petit. A l’arrière plan, à peine perceptible, la tête du monstre marin récemment tué par Persée.

     

     

    Persée et Andromède
    Mosaïque romaine - Iie ou IIIe s. apr. JC
    Musée de Zeugma
    Gaziantep - Turquie

     

     

     

     

    Cette mosaïque est une des rares représentations antiques du mythe d’Andromède et de Persée. Elle est très intéressante car très complète : on reconnaît Andromède sur la gauche, tenant la main de Persée placé à droite. Contrairement à des représentations plus récentes, sur cette mosaïque figurent aussi la tête de Méduse, dans la main gauche de Persée, et le monstre marin mort, aux pieds du héros.

     

     

     

    Persée délivrant Andromède
    Huile sur panneau de bois de Piero di Cosimo
    1510
    Musée des Offices - Florence

     

     

     

     

    Ce tableau est sans doute le plus complet de ceux qui représentent le mythe d’Andromède et Persée, car tous les épisodes sont ici regroupés ; on peut donc le qualifier de peinture narrative. La lecture de cette image commence en haut à droite, où Persée dans les airs vole au secours d’Andromède. Ensuite en bas à droite, est peint un groupe d’habitants du royaume de Céphée, sa femme et lui y figurant aussi, en train de se lamenter sur le destin fatal de la jeune fille. Au centre, Persée est perché sur le dos du monstre marin, prêt à l’attaquer. Légèrement plus sur la gauche, Andromède est enchaînée à un arbre et non à un rocher. La lecture de cette image se finit par un épisode festif : en bas à droite un groupe de villageois fête la victoire de Persée avec des tiges de laurier. À l’avant du groupe, on peut reconnaître Andromède, ses parents et Persée.

     

     

     

     

     

    The Doom fulfilled
    Huile sur toile d'Edward Burne-Jones
    1888
    Southampton city Art Gallery

     

     

     

     

    Ce tableau d’Eward Burne-Jones est l’avant-dernière toile du « Cycle de Persée », qui représente en huit épisodes le mythe de Persée d’après la version de William Morris à la commande d’Arthur Balfour. On reconnaît sur la gauche, dénudée et désenchaînée, Andromède, tandis que Persée, sur la droite, combat le monstre marin.

     


    Félicie D., 203