• La mort de Didon dans l'Enéide de Virgile

    La fuite d'Enée
    Raphaël - L'incendie du Borgo
    1514/17 - Wikimedia Commons

     

    Dans le poème épique de l'Enéide, Virgile conte l'histoire d'Enée, un prince troyen ascendant de Romulus et Rémus, les fondateurs de Rome. Sa ville natale ayant été détruite par la coalition achéenne à la fin de la guerre de Troie, il fuit avec son fils Ascagne et son père Anchise, pour accomplir son destin tracé par les dieux : ceux-ci en effet lui ont ordonné de fonder une nouvelle ville - qui aura une destinée glorieuse. Durant sa quête, Enée va être confronté à de multiples difficultés, et contraint de prendre de lourdes décisions afin de parvenir à ses fins.

     

    Parmi ces décisions, figure l'exemple de sa relation amoureuse avec Didon, reine de Carthage et amante d'Enée, qu'il délaisse sur l'ordre des dieux pour accomplir son devoir. A la suite de cet abandon, Didon, profondément éprise d'Enée, est emplie de désespoir et prononce ses dernières paroles. Dans le passage à commenter (IV, 642-645), Virgile relate le suicide de Didon : la reine se donne la mort d'une façon dramatique. Le suicide ainsi décrit par Virgile est comparable à une scène de théâtre, ou même de cinéma. Le récit est également pathétique : Virgile, par le discours que prononce la reine, véritable réquisitoire à l'encontre d'Enée, met en scène une Didon faible et intempérante, très différente du modèle présenté par Justin, puisqu'elle cède à un autre homme et laisse libre cours à ses pulsions, perdant ainsi son sang-froid. Enfin, le caractère tragique de cette mort tient à ce que des forces puissantes semblent la contraindre à mettre fin à ses jours de ses propres mains : ses supplications nous permettent de mieux comprendre la cause de cette véritable passivité face aux événements.

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    La mort de Didon est particulièrement dramatique dans la mesure où ses actions s'effectuent de façon continue et rapide. En effet, on peut observer une énumération de verbes de mouvement comme irrumpit, conscendit, recludit. Ces verbes, conjugués au présent de narration qui fait participer le lecteur à la scène, expriment des actions qui s'enchaînent brusquement et sans interruption, l'une annulant l'autre : interiora domus irrumpit limina, et altos conscendit furibunda rogos, ensemque recludit. Les trois propositions se succèdent sans hiérarchie : hormis un ordre chronologique, l'énonciation crée un effet de chaos, et il nous est impossible de percevoir clairement la situation, dans la mesure où trop d'événements s'enchaînent.

    Didon est aussi particulièrement éloquente, elle est même la seule à parler dans tout l'extrait : elle use d'exclamations comme felix, heu ! et d'une apostrophe Dulces exuviae. On peut aussi relever une exagération produite par la répétition de l'adjectif felix : felix, heu ! nimium felix ! Ces procédés rhétoriques ont pour but de mettre en scène cette mort de façon dramatique. Par ailleurs, on retrouve dans le nom exuviae un sens poétique : au sens propre, il désigne la peau que laissent les animaux en muant. Il s'agit donc ici d'une métaphore qui introduit l'inanimé dans le discours. Ainsi, s'adressant à des choses sans vie, sans âme, Didon donne un ton divin et prophétique à son discours : chez les Romains, les seules personnes qui s'adressent et extraient des information des choses inanimées sont les devins, les haruspices. Le discours de Didon vaut alors comme une prophétie.

    Il y a donc un rapport de force inégal entre Didon et ses compagnes : la première est un intermédiaire divin, les autres ne sont que des femmes. Elle est la seule à parler, sans que personne agisse à son encontre. Forte de cette supériorité dans le discours, elle rend plus dramatique encore la trahison d'Enée. C'est à l'impératif qu'elle s'adresse : accipite hanc animam ; meque his exsolvite curis. Elle donne des ordres, comme si elle maîtrisait la situation.

     

    Suicide de Didon par Sacchi

    Andrea Sacchi - Didon abandonnée (1660)
    Musée des Beaux-Arts de Caen

    D'elle-même, elle dégaine l'épée troyenne, non hos quaesitum munus in usus. En effet, cette épée, qui était un cadeau d'Enée, n'était pas recherchée (quaesitum) pour un tel usage, et  jamais nous n'aurions pu deviner qu'elle s'en serve ainsi, puisqu'elle avait une valeur affective, Enée ayant offert cette épée en tant qu'amant, il s'agit d'un souvenir d'amour pour Didon. En l'utilisant pour se mettre à mort, elle met en scène son suicide de manière dramatique, et désigne Enée comme son assassin. En un laps de temps très bref, l'amour a fait place à la haine et la pousse à la mort ; c'est un rebondissement qui fait naître chez le lecteur un malaise, caractéristique du registre dramatique dans la mesure où il fait suite à un retournement de situation : or le principal ressort du registre dramatique repose sur les retournements de situation qui s'opèrent et qui ont pour fin de déstabiliser le lecteur.

    De plus, les compagnes de Didon sont passives tout au long du récit, elles ne peuvent que regarder (aspiciunt), en spectatrices trop éloignées pour intervenir à temps. Grâce à la focalisation externe, le lecteur ne perçoit que ce qu'elles voient : un mouvement d'ensemble (ferro collapsam) et un détail tragique (sparsasque manus). C'est à travers leur regard que le lecteur voit Didon, les mains éclaboussées de sang et écroulée. Cette impuissance explique d'ailleurs qu'elles ne prennent pas la parole : elles ne sont pas les sujets du récit et n'ont aucune raison d'être considérées comme des protagonistes dans ce passage. En plaçant les compagnes de Didon au même rang que nous, en leur donnant une position de spectatrices, Virgile nous entraîne dans la scène comme si nous étions au théâtre - ou au cinéma.

    De plus, on pourrait presque croire que le narrateur est une sorte de voix off dans ce récit. La narration s'effectue à la troisième personne, par exemple avec des verbes comme conspexit ou incubuit. Ces indications fournies par Virgile ont la même fonction que des didascalies au théâtre : elles nous renseignent sur la mise en scène possible de l'action. Seules les actions et l'apparence de Didon sont présentées ; et nous ignorerions ses pensées et ses intentions si elle ne les exprimait pas au discours direct, comme au théâtre, à l'opéra, ou au cinéma.

    Ainsi en tenant compte des informations apportées par ces indications proches de didascalies, nous pourrions facilement transposer ce passage de l'Enéide au cinéma. Un réalisateur pourrait illustrer par un gros plan le passage At trepida, et coeptis immanibus effera Dido / sanguineam volvens aciem, maculisque trementes / interfusa genas et pallida morte futurā, car ce passage évoque les réactions qui s'expriment sur les traits du visage de Didon. Il illustrerait ensuite par un plan moyen en travelling le moment où elle se précipite vers la porte afin d'insister sur son mouvement, sa précipitation et ainsi ses troubles, et ensuite par un plan d'ensemble le moment où elle gravit le bûcher funéraire afin de voir le décor et le bûcher. La scène suivante serait filmée en plan américain, afin de montrer l'épée dégainée, mais aussi Didon en proie aux plus grands troubles ; il serait alors pertinent de réaliser un gros plan sur le visage de Didon au moment où elle se couche sur le lit troyen. Tout son dialogue serait filmé en plan moyen oblique afin de pouvoir voir Didon et constater ses troubles psychiques, son désarroi, son désordre passionnel. Puis un plan d'ensemble montrerait les compagnes en retrait de la reine, mais brutalement interrompu par un gros plan violent sur la main de Didon, afin d'insister sur le caractère sanguinaire de son suicide.

    La mort de Didon est donc une mort particulièrement dramatique : les actions s'enchaînent les unes et les autres, provoquant un effet de chaos, des coups de théâtre se succèdent. Didon a certes la possibilité de choisir entre la vie ou la mort, mais elle reste trop brisée par la perte d'Enée pour s'extirper de son chaos émotionnel. Or, le lecteur n'est pas indifférent à ces émotions : elles occupent même une part essentielle dans son suicide. Dans quelle mesure la mort de Didon est-elle pathétique ?

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    Didon est troublée et son état psychique est dégradé à cause de la trahison d'Enée. Virgile prête à son visage des caractéristiques qui suggèrent sa détresse : elle a un regard sanglant (sanguineam aciem), des joues marbrées (maculisque trementes interfusa genas) et une pâleur due à sa mort prochaine (pallida morte futura). Elle est donc affectée et en détresse, car ces traits caractérisent des personnes malades et affaiblies : la pâleur est signe de dépression, les joues tremblantes expriment peut-être la peur qu'elle ressent, et son regard est sanglant. L'adjectif sanguineam signifie "de la couleur du sang", mais le nom aciem, traduit par "regard", signifie communément "regard perçant". Ainsi, en plus d'avoir un regard ensanglanté, son regard est "perçant" : il marque, touche, est particulièrement expressif. Virgile insiste sur l'expressivité du regard de Didon, et cela nous permet d'éprouver plus de pitié pour cette femme affaiblie, en proie à la terreur et à la dépression.

    Ses réactions impulsives nous incitent à avoir encore davantage pitié d'elle : en effet, lorsqu'elle se précipite et fait irruption vers la porte du palais, interiora domus irrumpit limina, elle s'élance avec violence, et lorsqu'elle verse quelques larmes et rêve un moment, paulum lacrimis et mente morata, elle laisse encore libre cours à ses passions. Lorsqu'elle se suicide, elle agit comme si Enée pouvait assister à sa mort : hauriat oculis, dit-elle au subjonctif, comme si elle lui donnait l'ordre de "se remplir les yeux", alors qu'il l'a déjà quittée. De plus, juste avant de prononcer ses toutes dernières paroles, elle presse sa bouche sur le lit nuptial (os impressa toro), ce qui rend la scène particulièrement pathétique. Elle ordonne aussi aux objets qu'elle a sous les yeux, avec l'impératif exolvite, d'être délivrée de ses soucis, curis. En réalité, c'est une chose qu'elle ne peut ordonner ; elle ne fait que supplier. Elle "ordonne" aux morts de recevoir son âme puis de la soulager de ses peines – et eux seuls semblent être en mesure de l'aider. Ces "ordres", condamnés à être sans effets - car lancés aux morts ou aux absents - renforcent encore le caractère pathétique de la mort de Didon, qui apparaît comme démunie et impuissante.

    De surcroît, son discours est parfois rendu incohérent par son désordre passionnel : elle affirme mourir sans désir de vengeance : Moriemur inultae !, mais quelques vers plus loin elle prononce un réquisitoire contre Enée en s'exclamant : Hauriat hunc oculis ignem crudelis ab alto / Dardanus, et nostrae secum ferat omina mortis. Elle condamne donc Enée, qu'elle qualifie de cruel, crudelis, en lui lançant une sorte de malédiction. Ainsi, tout en affirmant qu'elle ne se vengera pas d'Enée, qu'elle meurt sans haine, en même temps elle le maudit. Elle souhaite qu'il souffre, et le désigne comme responsable de sa mort. Cette malédiction ne restera pas sans effet, puisque Virgile trouve là l'origine des guerres puniques, des conflits successifs entre Rome et Carthage : les générations futures se chargeront de la vengeance en déclarant la guerre à Rome et en remettant en cause son hégémonie. Didon est donc une femme troublée, qui semble incapable, dans son état émotionnel, de formuler un discours cohérent. En cela, Virgile la présente comme s'il s'agissait d'une personne ordinaire, qui ne peut surmonter ses troubles passionnels et reste étrangère à ses propres motifs. Si Didon est éloquente, cette éloquence ne vise peut-être qu'à cacher, imparfaitement, sa propre faiblesse.

    La mort de Didon est donc pathétique dans la mesure où la reine est en proie aux pires chagrins et implore les morts eux-mêmes. Même s'il s'agit d'une reine, elle est aussi un être humain qui réagit de façon spontanée, sans pouvoir résister à ses pulsions, à la fois attristée et haineuse à l'encontre d'Enée. Elle est embrouillée et en proie à des incohérences passionnelles. Mais sa faiblesse ne suffit pas à rendre compte de son geste ; elle semble y être aussi poussée par une force transcendante, qui aurait déjà décidé de sa mort. En quoi le suicide de Didon, dicté par des forces transcendantes, est-il une mort tragique ?

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    La mort de Didon est tragique dans la mesure où elle n'est plus maîtresse de son destin. Elle a bien conscience de sa mort future. Le narrateur indique qu'elle est pallida morte futura, l'ablatif morte futura indiquant la cause de sa pâleur. Dans son discours même, elle ne cesse de mentionner la mort comme une chose inévitable, déjà posée dans le temps, inéluctable. Lorsqu'elle dit : sed moriamur, "mais que je meure", elle utilise un subjonctif auquel on a généralement recours pour la supposition ou l'injonction. Elle semble donc s'imposer à elle même – en se l'ordonnant – de mourir à ce moment précis, sans mentionner pour autant qu'elle se fera périr – simplement qu'elle périra. C'est en cela que sa mort est posée dans le temps : son suicide est alors une nécessité, il ne peut pas ne pas être.

    Si sa mort est inéluctable, Didon a du mal en revanche à définir la force qui l'oblige à se suicider : elle évoque d'abord le destin et la divinité qui ne lui sont plus favorables. Les objets qui lui restent d'Enée, dulces exuviae, lui paraissaient doux seulement quand les destins et la divinité le permettaient : dum fata deusque sinebant. La mort ne provoquait en elle aucune frayeur avant d'y être personnellement confrontée. A présent, proche de la mort, elle est d'autant plus effrayée que les dieux et les destins ne la protègent plus. C'est en cela que nous avons l'impression que c'est une force extérieure à Didon qui provoque sa mort. Au vers 653, elle parle aussi de la Fortuna qui lui aurait tracé sa destinée - en étant à l'origine des actions qu'elle accomplira, comme si Didon n'avait pas de libre arbitre ou que ses propres choix étaient sans conséquence. Dans ce texte la Fortuna est personnifiée ; c'est un nom propre, et en cela la Fortune est une entité divine surpassant l'homme. L'analogie du fleuve en crue de Nicolas Machiavel illustre bien la notion antique de Fortuna. C'est un fleuve que les hommes ont tout intérêt à endiguer : sa crue est dévastatrice. Ainsi, celui qui n'agit pas avec prudence peut se faire engloutir et être démuni à cause des événements causés par la Fortune. Il semble que Didon, n'ayant pas construit de telles digues contre la Fortuna, soit alors submergée par cette dernière. Elle s'est jusqu'alors contentée de suivre un chemin tout tracé. Ainsi, rien ne la protège ni ne la prépare au déchaînement du destin. La Fortuna semble être l'élément par excellence du registre tragique : elle peut être à la fois celle qui a favorisé le personnage avant la rupture, et celle qui l'a défavorisé et ainsi condamné après la rupture.

    Cette rupture est la réaction provoquée par le passage d'un état de faveur à un état de défaveur. Elle est tragique en ce qu'elle est nette et irréversible : elle rend impossible tout retour à la situation antérieure. Didon est une reine qui a eu, jusqu'à la trahison d'Enée, la Fortuna de son côté. Urbem praeclaram statui ; mea moenia vidi; ulta virum, poenas inimico a fratre recepi. Elle a créé sa ville, l'a rendue glorieuse et illustre grâce à ses seules qualités, et a rendu honneur à son mari. Cette gloire et ces victoires résultent de la Fortuna : Vixi, et quem dederat cursum Fortuna peregi. En effet par "cette carrière tracée que [lui] avait fixé la Fortune", Virgile entend nous montrer le rôle de protectrice qu'avait endossé la Fortune en traçant chaque ligne de la destinée de Didon. La rupture s'opère lorsqu'Enée quitte Carthage afin d'accomplir son devoir : c'est à ce moment que les choses tournent en défaveur de Didon. Ainsi, Didon est un personnage tragique soumis à une transcendance, la Fortuna. Elle est condamnée à l'impuissance et à la mort en raison de cette même force.

    Néanmoins, si le registre tragique se caractérise par la contrainte d'une transcendance exercée sur l'individu, cette transcendance n'est pas nécessairement à chercher à l'extérieur de lui. Il existe, en effet, des transcendances intérieures qui, bien qu'étant apparemment inhérentes à l'individu, s'imposent comme n'importe quelle autre transcendance extérieure, comme s'il ne pouvait rien contre elles. Une force trouve son principe dans le sujet et le dépossède de lui-même. On peut relever deux types de transcendance intérieure : la morale et les passions. On pourrait comprendre que Didon se suicide sous contrainte de sa morale : elle a été trompée par Enée qui l'a dévaluée en la quittant lâchement. Néanmoins, si c'est la morale qui contraignait Didon au suicide, comment expliquer ses dérèglements corporels et émotionnels, pallida morte futura et altos conscendit furibunda rogos – ces mêmes dérèglements qui ont rendu confus ses motifs ? Il semblerait bien plutôt que ce soient les passions qui jouent le rôle de transcendance intérieure, de forces inhérentes au sujet, contre lesquelles il ne peut paradoxalement pas lutter. Nous avons déjà montré que Didon était particulièrement soumise à ses passions : nous sommes donc en droit de penser que ce sont ses passions qui font de Didon un personnage tragique.

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    La mort de Didon présentée par Virgile est donc à la fois dramatique, pathétique et tragique. Si le poète lui donne une telle intensité, c'est peut-être parce que ce personnage de légende a pour fonction de rappeler aux lecteurs et auditeurs de l'Enéide une autre figure, historique celle-ci, qui a laissé dans les mémoires romaines une trace indélébile. Didon évoque en effet manifestement la reine Cléopâtre : toutes deux sont des reines orientales, qui finissent leur vie de la même manière. Il est tout à fait remarquable de retrouver, au livre VIII de l'Enéide, la même expression pallentem morte futura désignant cette fois Cléopâtre sur le bouclier d'Enée. Dans l'esprit de Virgile, ces deux reines ont beaucoup en commun : Didon est la grande reine de Carthage, la triomphante, celle qui l'a fondée ; Cléopâtre est la grande reine d'Egypte qui a souhaité redonner de la puissance à son illustre empire. Mais alors que la reine égyptienne a su prendre le romain Marc Antoine dans ses filets, ce qui a causé leur perte et leur suicide à tous deux, Enée, lui, bénéficie de la protection des dieux et a la force de s'arracher au charme ensorceleur de Didon : c'est grâce à cette conscience de l'intérêt supérieur de sa race qu'il a permis à Rome d'être la puissance qu'elle est devenue ; et c'est ainsi qu'Auguste, vainqueur de Marc Antoine et de Cléopâtre, a pu demander à Virgile d'exalter ce destin dans un poème épique qui relègue finalement le personnage de Didon au rang des figures tragiques émouvantes, mais qui ne constituent qu'une péripétie sur le chemin de la gloire romaine.


     Philip D. 209

     

    La mort de Cléopâtre par Reginald Arthur
    Reginald Arthur - La mort de Cléopâtre, 1892 - Roy Miles Gallery, Londres - Wikimedia Commons