• Héraklès / Hercule et le sanglier d'Erymanthe

       

     

    Héraklès ou Hercule en latin est le héros le plus connu de la mythologie grecque, notamment grâce à ses douze travaux imposés par Eurysthée, le roi d’Argolide, pour se faire pardonner d’avoir tué ses enfants dans un excès de folie. Le sanglier d’Erymanthe était un bête énorme qui terrifiait les habitants du mont Erymanthe en Arcadie. Pour le capturer, Héraklès le pourchasse ; mais voyant que le sanglier ne sort pas de sa tanière, il décide de recourir à un stratagème : il pousse de grands cris qui font sortir le sanglier. Il le pourchasse alors jusqu'au sommet de la montagne. Le sanglier épuisé finit par tomber dans un trou. Héraklès en profite pour le recouvrir de neige, le ligote, puis le ramène à Eurysthée à Mycènes.

     

     

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    Comparaison de textes

     

    Texte antique

     

    Pseudo-Apollodore, Bibliothèque, II, 5, 4 - « Le sanglier d'Erymanthe »

     

    τέταρτον ἆθλον ἐπέταξεν αὐτῷ τὸν Ἐρυμάνθιον κάπρον ζῶντα κομίζειν· τοῦτο δὲ τὸ θηρίον ἠδίκει τὴν Ψωφῖδα, ὁρμώμενον ἐξ ὄρους ὃ καλοῦσιν Ἐρύμανθον. ἐπὶ τὴν τοῦ κάπρου θήραν παραγίνεται, καὶ διώξας αὐτὸν ἔκ τινος λόχμης μετὰ κραυγῆς, εἰς χιόνα πολλὴν παρειμένον εἰσωθήσας ἐμβροχίσας τε ἐκόμισεν εἰς Μυκήνας. .

    Pour son quatrième travail, Héraclès devait ramener vivant le sanglier d’Érymanthe, une bête qui dévastait Psophis, lorsqu’il déboulait de la montagne appelée Érymanthe [...] Par ses cris, Héraclès réussit à le débusquer ; il le poussa, épuisé, dans la neige haute, l’attacha et le porta à Mycènes.

     

     

    Texte contemporain

    Agatha Christie, Les Douze Travaux d’Hercule, 1947

    Dans cette nouvelle d’Agatha Christie, Marrascaud, le criminel, est comparé à un sanglier sans pitié. Mais à la différence de la légende antique, il est finalement retrouvé mort, tandis que le sanglier d’Erymanthe antique est ramené vivant à Eurysthée.

     

     

    « Non, c’est un sanglier furieux, effrayant, qui charge à l’aveuglette. » (p.84)

    « Au beau milieu de la pièce gisait le cadavre d’un homme. De taille à peine supérieure à la moyenne, il avait été attaqué avec une sauvagerie et une férocité proprement inimaginables. Sa poitrine et ses bras étaient tailladés en maints endroits. Quant à son visage et à son crâne, ils avaient été réduits à l’état de bouillie sanguinolente. » (p.91)

     

     

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    Galerie d'images

     

    Héraklès et le sanglier d'Erymanthe
    Amphore à figures noires
    525 av.JC
    Musée du Louvre

     

     

     

     

     

    Hercule et le sanglier d'Erymanthe
    Huile sur toile de Francisco de Zurbarán
    1634
    Musée du Prado - Madrid

     

     

     

     

     

    Timbre-poste de Monaco - 1982

     


    Sarah N., 203